La Grenouille économe ! # 1

Comment gérer son quotidien convenablement ? Plongeons dans le sujet  !

grenouille mario

Premières constatations, premières réponses à une question pécuniaire récurrente. Réfléchissons ensemble car deux têtes valent mieux qu’une !
Il y aura d’autres articles, tous en rapport avec les dépenses, les gains, les priorités. Chacun a ses solutions pour s’en sortir !

Il y a 10 ans encore, ma maman m’expliquait que l’une de ses collègues infirmière, mariée à un infirmier, ne comptait pas ses dépenses. 2 bons salaires, 2 enfants donc quelques allocations et deux titularisations qui leur ont permis d’acheter sans difficulté. A aucun moment, dans ces conditions, ils n’auraient imaginer faire attention à leurs dépenses. Et pourtant, en 2016, cela a bien changé. Certes, ils ne se privent pas comme certains foyers plus modestes, mais pour les voyages ils comparent désormais les différentes formules, pour trouver la plus intéressante tout en étant la moins chère ; pareil pour leurs courses, maintenant, ils ne sont plus fidèles aux grandes marques, mais prennent les marques du magasins voir les discount. Et pour les vêtements, ils restent fidèles aux marques « chères » mais surtout durant les soldes.

Il y a plusieurs façons de faire des économies, je vais établir une liste non exhaustive.
Le point le plus évident pour moi est de ne pas vivre au-dessus de ses moyens !

wart grenouille riche

Je connais quelques personnes qui veulent vivre « comme les autres », en offrant tout à leur(s) enfant(s) (console, portable dernier cri, fringues de marques), pour ne pas qu’ils se sentent différents. Ou à eux-même d’ailleurs ! Ils se payent le dernier I-phone à 1000€ alors qu’ils n’ont que le SMIC pour vivre. Cherchez l’erreur. O.K., chacun est libre de vivre comme il l’entend, de dépenser SON argent comme il le souhaite. Mais derrière, il ne faut pas se plaindre de galérer le reste du temps. Il faut donc ASSUMER ses priorités dépensières.
Le problème, c’est qu’ils n’ont pas les même revenus que les autres parents/personnes. Pire, ils préfèrent investir dans le matériel et le vestimentaire, plutôt que de se nourrir convenablement. Parfois, ils vont jusqu’à refaire un autre enfant pour toucher plus d’allocations. Et s’enferment ainsi dans un cercle vicieux et infernal, qui finira mal à l’approche de la majorité du premier.

Ceux qui connaissent le chômage du jour au lendemain doivent eux aussi revoir leur budget. Cela semble évident, même si c’est dur et parfois humiliant de passer de 2000€ par mois à 900€ (et encore, je suis gentille), il ne faut pas prendre ce changement à la légère. Je suis passée par là étant jeune, et cela nous a conduit dans le genre de bourbier dont on met 10 ans à s’en remettre. 10 ans, c’est une éternité quand on entre dedans. Le genre de bourbier qui vous interdit les crédits, les vacances et vous oblige au serrage de ceinture non-stop, au risque d’être dans un plus grand pétrin. Cette époque m’a enseigné très jeune la gestion de l’argent, de savoir combien l’on a et combien l’on a le droit de dépenser tout en pensant au mois suivant.

Pour ma part, et depuis quelques années maintenant, j’entretiens un livre de compte familial, le « Kakebo » venu tout droit du Japon. Là-bas, c’est généralement la femme qui gère les dépenses du foyer. Elle se doit donc d’inscrire toute les rentrées et les sorties d’argent pour permettre à sa famille de vivre convenablement. Moi qui aime calculer et gérer les dépenses du foyer, c’est ce qu’il me fallait. Avec mon passé, je ne supporte pas de vivre sans connaître le devenir de l’argent que nous gagnons. Vivre avec un homme qui accepte volontiers que je prenne en charge cette gestion est donc une situation idéale pour notre famille. Non seulement cela me donne une responsabilité mais cela a évité à Papa Crapaud de rester dans ses habitudes d’hyper-dépenses ; en gros, il ne mettait jamais d’argent de côté et dépenser son salaire jusqu’au moindre centime.
Avec le kakebo, j’ai donc une idée de ce que l’on a comme argent au début du mois : salaires, allocations et reste du mois précédent. Je déduis les « dépenses obligatoires » : loyer, crédit, factures d’énergies, les mutuelles et assurances, le net, les portables et les virements internes automatiques (pour mettre des sous de côté). J’établis ensuite le budget courses mensuel, le budget carburant, le budget nounou, le budget clopes pour Papa Crapaud. Tout cela revient chaque mois, nous ne pouvons faire autrement. Et avec l’argent qu’il reste, je vois s’il sera possible ou non de faire des achats extras, des sorties, des restaurants, etc. ET, je note également les dépenses ponctuelles mais obligatoires de l’année à venir : contrôle technique, gros événements comme mariage, baptême, anniversaire, le budget pour un départ au loin incontournable (essence, péage, dépenses sur le lieu du séjour).
Evidemment, selon les mois, le restant n’étant pas le même, nous ne pouvons pas toujours faire ce que l’on veut. Certaines sorties sont souvent prévues financièrement très à l’avance. Et il faut prendre en compte les anniversaires basiques (qui ne sont pas fêtés en grande pompe).

Malheureusement, il y a les imprévus qui font plus ou moins mal : les trop-perçus à rembourser, les compléments de factures d’énergies, les matériels qui nous lâchent (télé, voiture, machine à laver). Quand on a des moyens limités, il est alors très difficile de sortir autant d’argent en une seule fois. Soit on s’arrange pour un paiement en plusieurs fois (souvent possible) soit on demande de l’aide à des proches, qu’on se charge évidemment de rembourser. Et parfois, ben on se retrouve dans la merde, parce qu’aucune de ces solutions n’est faisable. C’est alors serrage de ceinture au maximum ou pire, crédit à la consommation. Ce dernier, qui peut parfois être salutaire, n’est absolument pas la solution que je recommande. C’est une solution de facilité qui peut conduire à une galère infinie.
Il faut parfois du temps pour s’en remettre, et cela oblige à rogner sur certaines dépenses non-obligatoires mais indispensables comme les courses, à limiter les sorties et même à supprimer d’autres dépenses ponctuelles (resto, cadeaux, etc).
C’est pour cela qu’il ne faut pas vivre au-dessus de ses moyens, pour être capable de mettre un minimum de côté régulièrement. En moyenne, les dépenses imprévues douloureuses sont comprises entre 200 et 1000€. Et même avec un salaire et demi, en vivant à 3, c’est faisable.

En devenant adulte, on se rend bien compte du coût de la vie. Puis vient le moment de « se mettre en ménage », et là aussi, on ne peut pas continuer à vivre « comme un célibataire ». Et quand on a un ou plusieurs enfants, il faut penser pour trois (ou plus) et voir un peu plus loin dans l’avenir. Chaque dépense peut alors avoir un impact sur le bien-être de chaque membre du foyer. On ne peut plus s’acheter un article hors-de-prix sans prendre en compte les conséquences futures.
Combien de fois ai-je renoncé à un plaisir parce qu’en prenant en compte le mois voir les mois suivants, je risquais fort de le regretter. La sagesse prime sur le délice de la folie.

Par contre, quand les « dépenses plaisir » sont faisables sans problème, nous le gérons de différentes manières : soit 50/50, soit un mois c’est Papa Crapaud, le mois suivant c’est Petite Rainette, et ensuite Moi. Ou dans un autre ordre. Si le mois qui arrive contient l’anniversaire de l’un de nous, alors le mois suivant, généralement, il n’a rien. Si l’un dépense autant à un moment, l’autre aura le droit à la même somme à un autre moment. Lors des soldes, c’est un fonction des nécessités, et c’est généralement pour Petite Rainette. Et je m’efforce de noter ce qu’il me faut pour moi et pour les coups de cœur, il faut qu’il soit inclus dans le budget soldes.

Tout ceci n’est qu’un exemple de gestion de vie, qui s’inspire évidemment de la mienne. Je sais qu’il y a des cas particuliers, qui galèrent vraiment, tout leur tombe dessus d’un coup et n’en voient pas la fin. Il y a ceux qui n’ont pas de soutien familial ou amical, qui doivent s’en sortir seul.
A aucun moment, il ne faut avoir honte de s’en sortir grâce aux allocations et autres aides financières. J’ai connu des périodes sans emploi et sans AUCUN revenu. J’ai connu des périodes de chômage où l’allocation chômage justement m’a permise de m’en sortir – et soit dit en passant, cette allocation est méritée puisqu’elle s’accumule lors des périodes d’emploi. Il y a d’autres allocations qui m’ont permises de maintenir la tête hors de l’eau, le temps de retrouver un emploi ou d’avoir plus d’heures. A partir du moment où l’on n’abuse pas, je pense qu’il n’y a rien à redire.
« N’envie pas ton prochain ». Certaines familles ont peut-être toutes les allocations possibles et imaginables, mais sont-elles heureuses pour autant ? Pareil pour les gens qui carburent chaque semaine pour 2600 € par mois, et on fait le choix de la carrière plutôt que de la vie privée, pensez-vous qu’elle soit au bout du compte comblée ? Une simple question, avec 5 réponses récurrentes, posé à des vieilles personne, a démontré entre autre, que leur plus grand regret, c’était d’avoir passé trop de temps au travail et pas assez avec leur famille ou à profiter de la vie ! Une autre étude américaine a montré que c’est « l’inquiétude » qui a beaucoup gâché la vie de ces personnes âgées.

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Une réflexion sur “La Grenouille économe ! # 1

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