Le Petit Monde chemin faisant

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Tous et toutes, nous rencontrons dans notre quotidien certaines personnes et même parfois animaux, lorsque nous allons travailler. Connu(e)s, reconnu(e)s ou inconnu(e)s, ils ou elles nous marquent de différentes manières : par leur tenue, leur voix, leur comportement…

Je vais ici faire la liste de ces personnes que je vois durant mes semaines habituelles. Par la suite, j’intégrerai cet article particulier à mes « Quôaaa de beau cette semaine… »

Dans l’ordre, autant que possible, sur une semaine de temps. Entre 6h30 et 21h en gros.

Les jours d’écoles :

*Yuna. Mon chat. Le 1er être vivant que je vois puisqu’elle dort dans le salon.

*Les gens qui se lèvent tôt pour aller travailler et qui prennent leur automobile comme moi. Certains ont la tête dans le c*l et roulent lentement. D’autres foncent comme des tarés. Généralement c’est calme, surtout le lundi matin. De plus, c’est le jour où il y a un peu moins de trafic, surtout sur l’autoroute, car la Belgique ayant son dimanche le lundi, je rencontre moins de poids-lourds que le reste de la semaine.

*Les éboueurs qui commencent tôt leur labeur, que je revois parfois vers 9h, 11h et 15h en fonction des villes et des jours. Une fois, j’ai même vu une blonde, tellement habituée à voir des hommes, que ça se remarque de suite. Quand je ramène Petite Rainette à la maison, et qu’ils sont en plein travail, elle insiste pour les regarder faire, ce qui les fait souvent sourire.

*Le vieux monsieur avec son labrador qui ne ramasse jamais les crottes de son clébard. Gros dégueulasse !
L’autre qui promène son cocker.
Et ceux qui font leur jogging très matinal.

*Les lapins, les chats et les oiseaux qui vivent dans la résidence où je travaille. Toujours peur d’en écraser un !

*Le Papa de Têtard A., qui m’ouvre la porte de sa maison, et qui après un « Bonjour » toujours sympathique, commence une conversation sur le temps qu’il fait.
Puis Têtard A., que je m’en vais réveiller, pour lui préparer ensuite son petit déj’ et l’obliger à se remuer un peu sinon il resterait en léthargie, totalement amorphe, devant la télé, avec sa tartine à la main.

*Un papy tout de noir vêtu qui marche rapidement tous les matins, surement pour entretenir sa forme. Sans compter que je le recroise après avoir déposé Têtard A. à l’école, et je me dis qu’il marche sacrément vite. Si je devais le suivre, je serai surement essoufflée en moins d’une minute !

*Les parents qui conduisent leurs enfants à l’école. Certains sont bien fringués/fringants, et se rendent surement de suite après à leur travail. D’autres arrivent à moitié coiffés, dans des tenues plus que décontractées.
J’ai remarqué surtout une maman qui portait 4 jours de suite le même jogging fleuri avec baskets blanches, et je me demandai en fait s’il ne s’agissait pas de son pyjama.
Certains parents portent leur enfant. D’autres leur tiennent la mains. Sans parler de celles et ceux qui en portent un, tiennent la main au second et demande au troisième d’avancer, dans certains cas. D’autres encore râlent parce que leur progéniture s’évertue à avancer le plus lentement possible pour éventuellement ne jamais atteindre la porte d’entrée, espérant peut-être rater ainsi l’école. Et il y a les enfants qui pleurent, de chagrin ou de colère.

*La dame qui s’occupe de sécuriser le passage piéton d’une école non loin de là où vit la nounou de Petite Rainette. Un petit bout de femme toujours très guillerette, à qui, à force, je fais coucou de la main quand je passe devant elle quand je chercher à me garer, avec qui j’échange un « Bonjour » plein d’entrain et quelques paroles sympathiques.

*Ma fille. Et oui, seulement après tout ce beau monde, je vois enfin ma Petite Rainette. Qui s’évade en courant de chez sa nounou pour me rejoindre dès que la porte s’ouvre.
Puis évidemment sa nounou, qui avec le temps, devient bien plus que cela pour moi et pour ma fille, qu’à force on surnomme « Tatie ».

*Une asiatique d’âge mûre qui semble faire 2 ou 3 fois le tour du quartier à pieds.

*La pie du quartier, qui fait le tour des rues et des maisons pour trouver sa pitance. Je la revois également vers 14h30.

*Le « petit vieux », le voisin le plus âgé de ma rue, qui sort sa voiture du garage en faisant systématiquement gueuler le moteur de sa voiture car il reste trèèèès longtemps en première.

*Papa-Crapaud quand il rentre manger le midi.

*Le gars qui s’occupe de faire traverser en toute sécurité les gens sur le passage piétons de l’école de Têtard A. Le genre de gars qui rabroue bruyamment les « jeunes » qui traversent non loin du passage clouté, leur faisant la morale et leur rappelant que s’il est là, ce n’est pas pour rien. Puis s’offusque auprès d’adultes tout près de lui. Sauf que pendant ce temps, il ne surveille plus ceux qui souhaiteraient traverser en « toute légalité ». A deux reprises, je me suis donc débrouillée seule. Et ai toussé à son approche, à quoi il a répondu par des excuses gênées. Pas la peine de faire son coq si c’est pour en oublier ses obligations.

*Les policiers qui viennent veiller aux environs, depuis les attentats. L’un d’eux est vraiment sexy, toujours bien coiffé, avec une barbe bien taillée, et l’on devine aisément ses bras musclés sous son uniforme bleu marine. La Grenouille a des vapeurs *pshiiii*.

*De nouveau, les parents, grands-parents et nounous venus chercher les enfants à la sortie de classe. Ceux qui me marquent le plus sont :
Une dame âgée très élégante, qui portait jeudi un trench-coat beige, par dessus une jupe et des collants noirs, des richelieus noires, un béret noir, un petit carré de soie en tour de cou et toujours maquillée avec élégance.
Une femme noire, d’une classe folle, très élégante, maquillage en accord avec les couleurs de ses vêtements, parfaitement manucurée, et qui arbore toujours de très belles tenues ! Et elle semble en plus très cultivée et parler entre autre l’espagnol.
Un groupe de dames âgées qui, chaque fois qu’elle se rejoignent, commencent TOUJOURS par parler du temps et de s’en plaindre surtout. Peu importe s’il fait beau ou moche.
Un autre dame âgée d’une bonne soixantaine d’année, qui arborait durant les chauds jours, des chaussures rouges à talons d’au moins 10 centimètres. Respect !
Cette petite fille qui porte le même prénom que ma fille.
L’enfant qui porte le prénom d’un des Rois Mages (on précisera pas le quel, je lui laisse son anonymat.
Ce petit garçon albinos, obligé de porter des lunettes pour protéger ses yeux fragiles, même en hiver.
L’autre qui a une tête de ministre, avec ses lunettes rectangulaires aux montures foncées, ses cheveux lissés sur le côté, son regard de fouine et son nez pincé.
Tous ces adultes qui s’agglutinent au portail en espérant que ça fera sortir plus vite leur rejeton. Certains n’ont toujours pas compris que ça faisait l’effet inverse.
Tous ces enfants qui se prennent une remarque méritée car ils ne disent pas bonjour à la personne venue les chercher, commençant généralement par un « J’ai faim ; t’as mon goûter ? » Personnellement, quand les enfants dont je m’occupe se montrent impolis, je monte suffisamment le ton pour que tout le monde m’entende. Ils se font alors tout petit, balbutient quelques excuses honteuses et généralement, ils se montrent d’autant plus motivés dans leur salutation la fois suivante.
Le directeur qui se tient à la sortie, et que je gratifie d’un « Bonsoir Monsieur ».

*Les perruches (si si, c’est vrai) qui ont élu domicile dans les arbres de l’école. Elles n’hésitent pas à pourchasser les oiseaux qui s’approchent un peu trop près de leur territoire, et, d’après Têtard A., elles s’en seraient même prise à des enfants dans la cour.

Le mercredi : Mis à part Papa Crapaud et Petite Rainette, Yuna, Têtard A. et son Papa.
*Les serveurs-es des Fast-Food, notamment une nouvelle qui suivit sa formation très lentement. Elle avait bien du mal, même deux semaines plus tard, à se repérer sur l’écran tactile. La troisième semaine, elle se retrouvait au service plateau. Oui car c’est la nouveauté de chez « M » (le Maudit – vous devinez de quelle restauration rapide je veux parler), ce sont les immenses panneaux tactiles pour commander son menu. Contrairement à ce qu’une telle technologie peut avoir de moderne et d’intrigant, je n’ai finalement pas vu tant de gens que cela y passer, préférant la seule et unique hôtesse de caisse en service. La force de l’habitude. Et une telle nouveauté renvoie naturellement vers un seul problème : que va-t-il advenir de cet emploi auparavant occupé par un être humain ? Et après, on se plaint de l’explosion du chômage. Laissez-moi coasser !
*Les enfants qui hurlent dans l’espace de jeux. Se trouvant à l’intérieur de l’établissement. C’est mercredi, on prend sur soi, mais parfois, on leur enfoncerait bien une frite dans le gosier pour les faire taire. Maman Grenouille fait peur parfois !
*La petite fille à vélo, que je croise chaque fois sur la route, quand l’on sort de la salle de sport de Têtard A. Elle porte dans une sacoche adaptée sa raquette de tennis, et peine à peine (haha) dans la montée ! Quel courage !
*Les maîtres nageurs de la piscine. Deux groupes bien distincts : les gras du bide et les biscoteaux. Mais comme le(s) diplôme(s) adéquats ne demande(nt) pas nécessairement d’être de grands sportifs, faut pas chercher plus loin.

Le week-end :
*Mes grands-parents. Puisque je travaille chez eux. Mais avec Mémé-Nouille et sa santé qui faiblit, pas sûre d’y aller aussi souvent qu’avant. Pépé-Nouille refuse de me laisser seule à leur maison. Comme le contrat qu’ils ont souscrit exige qu’il y ait la présence d’un des employeurs, il ne me laisse pas le choix. Ou du moins c’est la raison qu’il me donne. Je ne sais pas quoi en penser…
*Le reste de la famille ou les amis. Pas avant le samedi en fin de journée. Et le dimanche, pas jusque tard le soir si je travaille le lendemain. Des conditions strictes ou difficilement changeables puisque lorsque je travaille, je rentre vers 14h. Le temps de décompresser un tiot peu, de me laver/changer et qu’on mette en route la Famille Grenouille, au mieux on est ready vers 17h30. Et comme j’ai horreur de me coucher tard quand je me lève tôt pour aller travailler, je préfère prévenir avant. Même si « pour une fois ça va pas te tuer », ça m’évite d’être dans le cake à 5h du matin car après faut tenir jusqu’à 20h30 au moins. Chacun gère sa forme comme il l’entend, moi je n’ai pas d’autres solutions saines que de me coucher tôt pour être d’aplomb le matin de bonne heure !

Tout ceci n’est qu’une liste non-exhaustive des personnes que je vois quotidiennement (ou hebdomadairement plutôt). Je vais ajouter à partir de maintenant, dans mes « Quôaa de beau… » les autres qui m’auront marqué ou que j’aurais éventuellement oublié.
Par chance, je n’ai pas de personne que « je ne peux pas piffer » sévèrement. Le genre qui ne vous donne pas envie de vous lever en sachant que vous aller devoir supporter leur trombine tous les jours, toute la journée. Certes, j’en connais deux ou trois qui méritent une place d’enquiquineurs, mais j’en parlerai surement plus tard. Pour certains ce sont les collègues – moi je n’en ai pas – ou le patron. D’autres la famille/ belle-famille ou les voisins. Qui sait, un jour peut-être, serez-vous dans cette liste sans même le savoir !

 

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4 réflexions sur “Le Petit Monde chemin faisant

  1. Sympa ta liste. Effectivement on voit souvent les mêmes personnes, mais je ne fais pas autant attention que toi. Je me rappelle d’une dame avec qui je prenait le train, elle montait avant moi, à force de se voir, on a fini par se dire bonjour, elle me gardait ma place, c’était sympa pourtant on ne s’est jamais parlé. Après il y a eu le mec du train, chaque semaine du matin on se voyait sur le quai, on a fini par se dire bonjour, même se faire la bise et pourtant je n’ai su comment il s’appelait, mes horaires ayant changé, ceux du train aussi et je ne l’ai plus revu. Il y a aussi Hervé un SDF de mon ancien lieu de travail. C’est vrai que notre vie de travail surtout n’est que routine donc on voit souvent les mêmes personnes.
    Hâte de retrouver tes personnages. Je l’aurais plutôt vu en forme de brève comptoir ou tout autre histoire. En tout cas peu importe où tu l’inclus ça donne envie. Bon dimanche bises

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