La Sournoise !

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Sus-nommée, je vous le donne en mille : la FATIGUE ! (Rien à voir avec la bière du même nom haha).Après des années en ayant une forme plus qu’enviable dès le matin, sans avoir un seul coup de barre dans la journée, et en passant des nuits de très agréables à convenables, la qualité de ma forme s’est détériorée et ne semble pas vouloir s’améliorer. Pire, elle me plombe le moral à petit feu et j’ai peur de finir par soit péter un câble, soit dans une grosse déprime. Les deux sont inenvisageables car je sais que ça se répercutera dans notre vie de couple.

Pourquoi en suis-je arrivée à une telle fatigue ?

1 ) Le travail. Celui durant la semaine :

Mes horaires de travail hachés sont à l’origine du début de la dégringolade. Certes, plus d’heures = plus de salaire, ce qui me mettait et me met en joie. Voici comment cela se passe : je travaille 2h tôt le matin puis 3h le soir. Et le mercredi toute la journée. Vous allez dire « Et elle se plaint pour ça ? ». Je ne suis pas une carriériste, et si je pouvais me passer de travailler pour m’en sortir dans la vie, je le ferai sans hésiter. J’admire celles et ceux qui travaille de 8h à 20h, mais je ne les envie pas. Pareil pour les mères au foyer d’au moins 3 enfants, ce n’est pas une vie que j’ai envie de vivre.
Je me lève donc tôt et rentre du boulot « tard » (20h en moyenne). Je dois tenir environ 15h30 entre le moment où je sors du lit et le moment où j’y entre le soir.

Le mercredi, je travaille en non-stop 11h d’affilée ou plus. Quand on fait de la garde d’enfants, on sait que les journées complètes sont dures à tenir, surtout si on en enchaîne plusieurs, car nous n’avons pas de pause, même pour manger, puisqu’il faut gérer le ou les enfants en même temps. Cela fait parti de mon travail, j’en ai pris l’habitude.

Mon autre travail :
Samedi matin, je cumule un second emploi. Je rentre chez mois vers 13h30 en moyenne. Sauf si j’ai des « courses de secours » à faire ; ce sera 14h. Si je n’ai rien de prévu, j’entame un ménage rapide et efficace. L’essentiel pour vivre sereinement. Ou pas, si trop fatiguée. Je fais alors ce qu’il me plaît.

2) Etre souvent en voiture : Avant et entre chaque période d’heures travaillées, je suis « sur la route », avec ou sans bouchon. La vigilance est donc de mise. On ne peut pas dire que ce soit de tout repos !
Je vais chercher Petite Rainette chez sa nounou, pour la ramener à la maison. Et je la dépose avant de retourner au travail. Parfois, je cours soit à la poste pour un colis, soit à la banque pour un dépôt AVANT de la reprendre tout en faisant tout pour être sereine. C’est-à-dire que je dois être à la maison pour 9h15 si je veux être dans les temps pour le reste.

Le samedi, je fais 30 minutes de route aller et 30 retour pour faire mon travail. Même s’il y a moins de monde qu’en semaine, je prends l’autoroute, et en hiver notamment lorsqu’il fait du soleil, et que j’oublie mes lunettes solaires, je plisse constamment les yeux à chaque éblouissement. Vive les maux de tête en rentrant !

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3) Le reste : M’occuper de l’Home (haha)
Mettre une lessive en route, faire une petite vaisselle, ranger de-ci, de-là. Consulter mes mails, vérifier mes comptes, gérer les paperasses et courriers et prendre une petite pause chocolat chaud quand je peux. Et m’occuper un peu de mon blog.
Puis préparer et donner le repas de Petite Rainette, car cette dernière ne veut toujours pas manger seule. Et ensuite notre repas du midi. Puis je prépare les affaires pour le goûter chez la nounou.

Le ravitaillement : Une fois tous les 15 jours, je fais mes courses. 1h30 environ pour les faire et rentrer les ranger. Je suis souvent physiquement à bout le jeudi midi.
Parfois quelques courses de secours le samedi après-midi.

Me laver : Comble de l’emploi du temps casse-pied, je ne peux pas me doucher AVANT d’aller travailler. Je suis obligée d’intégrer cette « activité » durant la matinée, 2 fois dans la semaine, mardi et jeudi. Je dois donc prévoir un créneau de 45 minutes pour cela.
« Mais pourquoi tu ne le fais pas le matin ? Ou même le soir ». En fait, la chambre de ma fille se trouve pile au-dessus de la salle de bain. Niveau isolation sonore, c’est pas la joie. Je ne tiens donc pas à la réveiller. Si c’est le cas, elle réveille à son tour Papa Crapaud, et tous les 2 étant levés bien trop tôt, cela n’inaugurera pas une journée de bonne humeur…
Et pour le soir, je rentre, je mange, il est 21h. Petite Rainette déjà au dodo, donc pas question une fois encore de la réveiller en me lavant.
J’ai même dû réinvestir dans du gel douche pour gagner du temps, le pain de savon étant trop chiant à étaler quand on veut se laver vite. Tant pis pour mon côté écolo mis en place ces dernières années, j’ai d’autres chats à fouetter…

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4) Ma fille : J’ai cité Petite Rainette. Il faut bien que je m’en occupe tant bien que mal entre deux « obligations » à la maison. Mais je n’ai pas toujours l’envie et parfois ça me bouffe de l’envoyer bouler parce que je suis épuisée. Elle déborde d’énergie ! Si bien que parfois, j’ai l’impression qu’elle absorbe la mienne pour mieux la renvoyer puissance 10.
Quand ma patience n’est pas à bout, je lui dessine des tas de trucs, lui lis un livre, joue avec elle. Je la change, l’écoute, fais son éducation et l’encourage dans son autonomie.
Sinon, je suis régulièrement en train de la rappeler à l’ordre, de l’empêcher de faire des bêtises, ou de la disputer lorsqu’elle en fait une. Quand elle est dans ses mauvais jours, elle est insupportable, au point de hurler et de criser lorsque j’ai le malheur d’aller me doucher.

Ce que je ne fais plus (ou plus trop) pour ne pas finir sur une civière dès le mardi soir : Oublions le maquillage. Quand j’ai le courage, je le fais l’après-midi, mais avec la perspective de devoir l’enlever le soir même, et de perdre 10 minutes à cela, j’abandonne l’idée. J’ai donc ces derniers temps un teint livide, cerné, un peau sèche, qui fait des boutons pour bien arranger le tout. Pas le temps de faire des soins du corps.

Oublions le gros ménage en semaine. Le bazar et la poussière s’accumulent. Ça n’arrange pas mon humeur. Tout en m’enfonçant dans le « je m’en-foutisme ». Je n’invite de ce fait personne. Et si les gens viennent à l’improviste, une fois sur 2, je suis en pyjama (surtout le dimanche et le soir) et ils devront s’en accommoder.

Oublions le repassage ! Ce dernier n’est fait qu’une fois par mois ou durant mes vacances scolaires. Heureusement, nous avons suffisamment de linge pour se le permettre.

Mes périodes de « repos » :
Je m’accorde souvent une « sieste » entre 14h et 14h30. Je pourrais dormir plus, mais si je le fais, je suis encore plus déglinguée car mon corps ne veut plus se motiver, pensant surement que j’étais partie pour faire ma nuit. Et parfois, je ne m’endors même pas profondément. Juste de quoi apaiser mon corps et mon esprit.

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Le week-end : Généralement, je peux décompresser à partir de 14h le samedi.
Le dimanche, si je peux, je fais une grass’mat’. Jusqu’à 8h30. Je ris jaune en relisant cela. Ensuite, ce sera le mode « flemme » ou « ménage » qui s’enclenchera.
Et si nous avons une sortie festive obligatoire, vous pouvez rayer tout le samedi après-midi et le dimanche, et le changer par « se préparer à sortir » et « faire l’étoile tout le dimanche ». Et souvent le contre-coup ayant lieu le mardi, on enchaîne sur une semaine avec un taux de fatigue déjà bien entamé.
Et si Papa Crapaud doit en plus se rendre à droite, à gauche, durant le week-end, je sais alors que je ne pourrais pas me « reposer » sur lui pour prendre le relais avec Petite Rainette.

J’essaie par tous les moyens de garder la forme, mais rien n’y fait. Me coucher plus tôt, manger quelque chose pour me redonner un coup de boost, des gélules pour la forme. Pire, je prends du poids à force de grignoter. Pour l’instant, c’est l’hiver, donc prendre 2 kilos ne me dérangent pas (et c’est pour moi quelque chose de naturel d’avoir des « réserves » l’hiver).

Les vacances scolaires : Aaaah ! LA période de VRAI repos. Plus aucun réveil, plus aucune contrainte liée à l’organisation de la semaine habituelle. Seuls quelques rendez-vous placés durant ces vacances pour ne pas avoir à le faire durant justement mes semaines de travail.

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La tête que je fais à chaque fois que je pense avoir raté mon réveil…

Mes phases de repos sont loin de me « requinquer ». La nuit, je dors de façon hachée, ouvre les yeux en moyenne toutes les 3h. Le stress de rater mon réveil gâche mon sommeil. Je n’ai qu’une hâte à chaque fois : arriver au week-end ou parvenir enfin aux vacances scolaires, durant lesquelles je ne travaille pas et peux retirer tous mes gâcheurs de sommeil que sont les sonneries du réveil.
Et vivement que Petite Rainette entre à l’école. J’aurais plus de temps pour faire tranquillement mes « obligations de fée du logis » et plus de temps pour des siestes plus longues.

La Sournoise, la Ténébreuse.
En effet, dans cet état de fatigue de plus en plus pesant, mon Mr Hyde se dévoile.

Je suis plus agressive : tout dépend du jour et des circonstances.
Surtout dans mon ton sec quand je réponds. Plus le courage de formuler de longues phrases et d’être douce et patiente. Il faut que tout aille vite pour que je sois enfin posée tranquillement. Généralement le temps de digérer avant d’aller me coucher.
Papa Crapaud sait s’adapter et je l’en remercie beaucoup.

Je ne supporte plus le bruit : j’en arrive même à mettre des boules Quiess à la maison pour ne pas empêcher Petite Rainette de jouer ou regarder un dessin-animé. J’en ai assez de crier, je préfère faire ainsi. Et plus la semaine passe, moins je mets de musique au volant.

Je n’aime plus les visites ou les sorties à l’improviste : un(e) ami(e) pour un coucou vite fait, un repas en famille. Je suis fatiguée. Je n’aspire qu’au repos et à la tranquillité. A rentrer directement chez moi et pas à faire un détour pour manger chez quelqu’un.

De ce fait, je refuse au maximum toutes sorties le week-end, en particulier le dimanche. Même si ce n’est pas loin. De plus, l’hiver nous épuise vraiment cette année, et nous donne juste envie d’hiberner. De toute façon, il arrive bien souvent que j’accepte de sortir à contre-cœur. Et de prétexter tout et n’importe quoi, à juste titre quand même, pour rentrer le plus tôt possible. Et quand je peux annuler, je m’empresse de le faire pour être plus sereine. Oui, parce que de savoir à l’avance que je ne pourrais pas me la couler douce non-stop le week-end venu me stresse et me fatigue à l’avance.

Comme je ne veux pas montrer mon « côté obscur » dans ces périodes d’épuisement, je préfère ne pas entrer en contact avec le monde extérieur quand ce n’est pas nécessaire. Me reposer, et attendre le retour des jours radieux (ou pas) qui me remettront d’aplomb !

Les pleignard(e)s m’horripilent ! Oui, je me plains ici par écrit, un bon défouloir en somme. Mais généralement, quand on me demande dans la vie de tous les jours : « Ça va ? », je réponds « Oui, fatiguée mais on fait avec ». Point. Je ne vais pas m’étaler dans un discours de geignards égoïstes. J’ai connu des périodes sans emploi mais jamais je n’ai dit que j’étais fatiguée face à quelqu’un qui avait une activité quotidienne.
Le fameux « fatigué d’être fatigué (à ne rien faire) », ça finit par me sortir par les yeux, les trous de nez ou tout autre orifice susceptible d’évacuer quelque chose lorsque la pression explose.
Pareil pour celles et ceux qui me reprochent qu’on ne se voit pas assez. Très souvent la famille. J’ai parfois juste envie de me fâcher avec eux, juste pour ne plus avoir à les voir, le temps que cette période épuisante se finisse. Il m’arrive donc de ne plus « aller aux nouvelles » de qui que ce soit, pour éviter le « Et si on se voyait ce week-end ? ».

C’est tout le problème de la fatigue avec moi, c’est qu’elle me pourrit mon existence. Elle me rend hargneuse, bougonne et peu encline à faire quoi que ce soit d’autres que de flemmarder à la maison. Je ne supporte plus les gens car je ne me supporte plus moi-même.

Et quand les tracas s’en mêlent…

Ajoutons à cette organisation un stress personnel : je cherche un autre emploi en plus, même si c’est difficile vu les tranches horaires déjà occupées. Papa Crapaud ayant déjà un temps plein, je ne peux pas lui en demander plus.
Cette année, nous avons un cruel besoin d’argent. Nous avons beau être dans de meilleures conditions financières que les précédentes années, 2017 s’annonce difficile à gérer sans crise de nerfs. Des événements festifs et la voiture à entretenir. Sans compter que cette dernière a décidé d’ajouter des dépenses non-prévues, et onéreuses qui plus est. Nous faisons donc de notre mieux pour mettre de l’argent de côté, et de faire toutes les économies possibles. Sauf qu’elles sont dépensées bien trop vite à cause de tous ces imprévus, et justement pour tout autre chose que leur véritable destinée. De plus, je ne me vois pas nous priver totalement d’extras cette année sans que cela finisse par nous rendre fou.
De savoir qu’il nous faut beaucoup plus d’argent que d’habitude, mais qu’on ne peut pas y arriver pour l’instant me mine le moral et épuise toute ma positivité.

Chacun a son lot de fatigues, de ras-le-bol. Mais j’en ai marre de ne pas pouvoir m’en plaindre, sous prétexte « qu’il y a pire dans la vie ». Zut ! Me libérer de ce poids, même par écrit, me fait du bien. Tout garder pour soit ne mène jamais à rien de bon.

On m’a encouragé à faire du sport. Mais je n’ai ni le temps, ni l’argent, ni le courage pour « m’épuiser » encore plus.
On m’a conseillé de manger plus équilibré. Sauf que je n’ai envie de manger QUE ce qui me remonte le moral en ce moment. Et quand on sait que les aliments n’apportent plus les vitamines et minéraux nécessaires pour le corps, ça ne changerait finalement pas grand chose !
On m’assure que « dormir » me fera du bien. Sauf quand on a une qualité de sommeil déplorable comme la mienne ces derniers mois.

J’ai peur à la longue de craquer, de finir sur les rotules et de devoir prendre un arrêt pour « fatigue extrême ». Je ne suis pas en burn-out à cause de mon travail, que j’aime, mais frise le burn-out organisationnel et physique. Rien qu’en disant cela, j’en ai les larmes aux yeux. Preuve que ce que je couche sur le papier virtuel reflète vraiment cette peur du « je n’en peux plus ». Ce que je sais, c’est que je ne suis pas comme tous ces dingues du travail, qui accumulent les heures pour accumuler le fric.

J’aurais préféré que cette année soit moins chargée en événements festifs ou en dépenses financières obligatoires. 2016 a été très positive pour notre foyer. Je crois que 2017 le sera beaucoup moins. Je vais donc devoir faire des conscessions, quitte à annuler au dernier moment des sorties entre amis ou en famille, passer sur des cadeaux, ou réduire justement la somme que nous comptions mettre il y a encore quelques mois. Et tant pis si je me fâche avec certain(e)s car ce n’est pas comme si c’était de coutume. Si mes proches ne comprennent pas que l’on peut connaître des périodes d’épuisement et de stress, même à 30 ans, alors tant pis. Chacun fait comme il peut, moi la première !

keep-calmzzzz

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9 réflexions sur “La Sournoise !

  1. Hello, la règle d’or pour les siestes c’est jamais plus de 20 min ! Et si tu sens que les courtes siestes ne te reposent pas tant que ça, as tu penser à les remplacer par de la méditation ? Chez certaines personnes c’est beaucoup plus requinquant qu’une sieste ! Je te souhaite bon courage ! Pas facile de combler tous ses besoins quand on a des rythmes de vie compliqués. Il ne faut pas hésiter à tester de nouvelles choses. Bises.

    Aimé par 1 personne

  2. Pingback: Quôaaa de beau cette semaine ? #35 – Maman Grenouille, Papa Crapaud

  3. bel article…mais quand je te lis je me dit: « mais comment fit-elle pour tenir »? fait attention car à trop tirer sur la corde, elle finit par craquer et là c’est tout qui s’effondre! Tu dois prendre du temps pour toi, pour te poser et te reposer. Ton mari travaille à plein temps, certes, mais toi quasiment aussi! alors pourquoi ce serait à toi de tout fire à la maison??? J’ai passé une période avc un boulot aux 4/5 et le lancement de ma boite les reste du temps + 3 cours de danse/semaine car c’est ma raison de vivre. Effectivement les heures de dodo se faisaient rares et mon humeur s’en ressentait…Pendant cette période mon mari a mis la main à la pate et faisait une partie du ménage + repassage (oui, j’ai un mari en or!) pour me laisser le temps de bosser sur mon projet. Et il m’a fallu apprendre à accepter que tout ne soit pas parfait ou nickel!
    Prends soin de toi, dès fois un peu d’égoisme ne fait pas de mal 😉

    Aimé par 1 personne

    • Bienvenue chez les batraciens !
      Je tiens parce qu’à part cela, je suis heureuse. Et j’ai toujours en ligne de mire mes prochaines vacances scolaires.
      Mon chéri m’aide à chaque fois que je le demande, pas de soucis de ce côté-là, il est très serviable.
      L’acceptation de l’imperfection je l’accepte, mais parfois, c’est le ras-le-bol qui prend le dessus. Mais avec les années, j’ai énormément fait d’efforts sur les « crises inutiles », qui pourrissent une vie de couple et noircissent le moral.;
      Tu as du avoir un sacré rythme n’empêche, chapeau bas, je me sens ridicule avec mon emploi du temps « soft » 😄
      L’égoïsme prend le dessus ces derniers temps, surtout par la fait de rester terrer chez moi les week-end ^^

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