Et si Disney n’aimait pas les parents ?

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Quand on regarde un film d’animation de Walt Disney, on est souvent émerveillé, amusé, touché par de nombreuses autres émotions. Mais, cette question en gros titre, elle m’est venue un jour après en avoir vu des dizaines depuis mon enfance.

Du moins, c’est l’impression que j’ai eu dans leur manière de traiter les parents dans les différentes œuvres cinématographiques. C’est vrai, non ? N’avez-vous pas remarqué que le père et/ou la mère du héros ou ceux qui joue le rôle de responsable familial (les marâtres par exemple) connaissent des situations peu enviables.

Pour vous prouver que ma réflexion n’est pas dénuée de sens, je vais vous faire, avec le plus grand plaisir, une rétrospective de la situation parentale dans les différents chefs-d’œuvres de W. Disney. Ces derniers se suivront de mémoire et non de manière chronologique. Petite précision : je ne parlerai ici que de ceux que j’ai vu ; libre à vous d’ajouter en commentaire les autres films qui ne seront pas présents ! C’est parti !

Chez les humains :

Cendrillon : Nous sommes rapidement plongés dans une situation familiale désespérante. La mère de Cendrillon meurt alors qu’elle est toute petite. Son père se remarie, pour que sa fille ait la joie de pouvoir vivre avec un semblant d’amour maternel et de partager son temps avec ses « sœurs ». Malheureusement, comme vous le savez, le père de Cendrillon finit lui aussi par décéder. Officiellement orpheline, elle découvre le vrai visage de sa marâtre, qui la réduit au rang d’esclave. Super, les familles recomposées !
La marâtre, elle, est donc une profiteuse, qui fait tout son possible pour donner une belle vie à ses propres filles, au détriment de la véritable héritière de la maison. On peut comprendre ses agissements, mais comme elle est la « méchante » de l’histoire, l’on ne peut faire qu’une seule chose : la détester !
D’ailleurs, dans le film live de « Cendrillon », l’on apprend qu’elle était pauvre avant de rencontrer le père de la blondinette, et qu’elle n’a pas l’intention de retourner à cette situation, quoi qu’il lui en coûte.

La Belle et la Bête : Maurice, le père de Belle, élève seul sa fille. Une maman inexistante, pour on ne sait quelle raison, même si on devine qu’elle n’est plus de ce monde.
De même, le Prince Adam semble ne plus avoir ses parents depuis longtemps, si on se réfère au 2nd épisode, « La Belle est la Bête : un Noël enchanté ».

La Belle au bois dormant : Le Roi et la Reine, après de nombreuses années sans enfant, sont comblés par la naissance inespérée de la Princesse Aurore. Malheureusement (et oui !), lors de la réception faite en son honneur, Maléfique lui jette un sort qui annonce son trépas à l’aube de ses seize ans. Et comme si cela ne suffisait pas, ils se voient retiré l’enfant, certes pour sa protection, mais ne la reverront plus durant 16 années. 16 années, vous imaginez ? Et tout ça pour, finalement, qu’elle se pique quand même le doigt, sans qu’ils n’en sachent quoi que ce soit.

La Petite Sirène : La mère d’Ariel est décédée peu après sa naissance (on l’apprend dans « Le Secret de la Petite Sirène »). Son père, le roi Triton, se montre extrêmement sévère mais également très protecteur. Peut-être parce qu’elle est la dernière née, surtout parce qu’elle est le portrait craché d’Athéna. Tout en régnant sur les sept mers (tiens, comme le nombre d’enfants haha), ce qui n’est pas de tout repos. D’ailleurs, remarquez qu’il doit élever seul 7 filles. Pas facile tous les jours !

Raiponce : Encore des parents qui subissent un destin peu enviable. Alors que leur fille n’a que quelques mois, elle est kidnappée par la vilaine Mère Gothel, qui lui cachera la vérité sur ses origines royales pendant 16 ans. 16 ans durant lesquels ils ont vécu dans l’espoir de la retrouver, et la peur au ventre chaque jour d’avoir de tragiques nouvelles.

Aladdin : Ce dernier est orphelin, du moins c’est ce qu’il croit dans le 1er volet. Il vit donc dans la plus grande pauvreté et doit voler pour se nourrir. Dans « Aladdin et le Roi des Voleurs », il apprend finalement que son père est toujours vivant. C’est ici l’image d’un père irresponsable, qui a préféré abandonner sa femme et son fils, sans même jamais savoir que ce dernier finirait totalement démuni. Quel bel exemple de paternité !
Jasmine, elle, même si sa situation de vie est bien plus enviable, reçoit un seul mot d’ordre de son père : tu dois te marier avant tes 16 ans. Point barre. Un Sultan qui s’efforce d’appliquer la loi, quitte à faire souffrir sa fille. Et c’est seulement à la fin, lorsqu’Aladdin aura suffisamment montré sa bravoure en les sauvant de Jafar, qu’il la laissera décider de son avenir amoureux. Et encore une fois, ni l’un ni l’autre n’ont leur maman encore en vie.
Le sultan est un homme naïf et quelque peu simplet, loin de l’image que l’on peut se faire d’un roi arabe.

Blanche-Neige : Une mère qui décède peu après sa naissance, un père qui se remarie pour qu’elle se console auprès d’une nouvelle maman. Et finalement, le roi décède, pour laisser sa place à une reine despotique et terriblement jalouse de la beauté de sa belle-fille. Ça ne vous rappelle pas un peu Cendrillon ?
D’ailleurs, encore une fois, la marâtre la réduira à l’état de souillon, et tentera même par deux fois de l’assassiner : une première fois, par le biais de son chasseur ; une seconde fois grâce à une pomme empoisonnée. Raté et raté. Elle finira par s’écraser au fond d’un ravin. Vive les belles-mères !

Le Bossu de Notre-Dame : La mère de Quasimodo est violemment assassinée par le Juge Claude Frolo, qui deviendra le précepteur du jeune difforme. On ne saura pas exactement ce qu’il adviendra de son père, que l’on voit au début du film également, mais l’on peut facilement imaginer qu’il a dû être envoyé en prison et connaître une fin tragique.

Mulan : Cette dernière est l’une des rares héroïnes de chez Disney à avoir ses deux parents en vie. Mis à part un père physiquement diminué, tout va bien. Seul bémol, même si celui-ci est dû aux traditions chinoises, Fa Zhu exige d’elle qu’elle « trouve sa place » comme tout le monde, en l’occurrence trouver un mari et devenir une épouse convenable. Un peu comme Jasmine.
Penchons-nous sur le cas de Chang : son père, un grand général de l’armée impériale, connaîtra une fin tragique : il sera tué lors d’une bataille contre les Huns. Et il n’a apparemment plus sa mère.

Bernard et Bianca : Je n’ai qu’un mot à dire : ORPHELINE. Cela résume bien la « situation parentale » liée à l’histoire de la petite Penny, non ?

Pinocchio : Geppetto vit seul et « souhaite » avoir un enfant. Seul. Comme ça. Par magie. Quelqu’un peut lui donner le « mode d’emploi » pour faire un enfant ? Et alors que son vœu se réalise, il se retrouve avec un pantin de bois extrêmement naïf, qui lui en fera voir de toutes les couleurs, jusqu’à se retrouver enfermer dans le ventre d’une baleine. Génial, la vie de père célibataire !

La Princesse et la Grenouille : Tiana perd son père quelques années après l’introduction. Et sa meilleure amie Charlotte n’a plus sa maman. Son papa, Big Dady, quand à lui, la pourrie et la gâte sans arrêt. Au moins, lui, n’a pas fait la bêtise de se remarier !

Hercule : Abandonné par ses parents, Zeus et Era, à cause du diabolique Hadès, il sera adopté par de gentils paysans. Il découvrira à l’adolescence, alors qu’il est démoralisé par le fait d’être si différent des autres, ses véritables origines. Alors qu’il a la possibilité de devenir dieu, il préfère rester avec Mégara. Et ses divins parents, dans tout cela, n’ont plu qu’à lui faire coucou de la main, en serrant les dents !

Volt, star malgré lui : Penny n’a que sa maman dans la vraie vie, tandis que le rôle qu’elle joue dans la série avec Volt n’a plus que son papa. Quelle ironie malsaine !

La Trilogie Toy Story : Andy et sa petite sœur sont élevés par leur maman. Pas de papa à l’horizon encore une fois…

Tarzan : Il se retrouve orphelin et adopté par une femelle gorille, après que ses parents aient été sauvagement attaqués par Sabor, un léopard. Une fin injuste sachant qu’ils avaient réussi à survivre à un naufrage. Longtemps considéré par le mâle dominant comme indésirable, ce dernier le reconnaîtra comme son fils juste avant de mourir… Génial !

La Planète au Trésor : Le père de Jim Hawkins les a abandonné, sa mère et lui, un beau matin, sans raison apparente. Sa mère s’est donc retrouvée toute seule pour l’élever tout en gérant le restaurant.

Le livre de la Jungle : Mowgli est abandonné par ses parents dans la jungle et sera élevé par des loups.

Pocahontas, une légende indienne : La fille du chef Powhatan n’a plus sa maman ; son père, qui revient victorieux d’une guerre, lui annonce rapidement qu’il a offert sa main, à Kocum qui le lui a demandé.

Merlin, l’enchanteur : Ici, Arthur a été recueilli par Sire Hector, après la mort du Roi son père. Il est donc orphelin et n’a pas l’air de savoir que du sang royal coule dans ses veines…

Lilo & Stitch : La petite fille hawaïenne est élevée par sa sœur aînée, depuis la mort de leurs parents. Encore 2 orphelines de plus !

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Haha ! Chez Disney, vous signez pour bien pire apparemment !

Dans le règne animal :

Bambi : Bien sûr ! Comment ne pas penser à Bambi, quand on aborde les drames parentaux. Sa maman se fait tuer par un chasseur. Pan ! Que du bonheur ! Quoi de pire pour un enfant que de comprendre que sa maman ne reviendra jamais auprès de lui ?
Son papa, quand à lui, après avoir semé sa petite graine, s’en retournera gambader dans les prairies et régner sur les forêts. Du moins, jusqu’à la mort tragique de sa mère.

Basil, détective privé : Alors qu’il fête l’anniversaire de sa fille Olivia, Mr Flaversham est kidnappé par la chauve-souris à jambe de bois, envoyé par Ratigan. Il sera donc séparé d’elle, et devra le servir, sans quoi sa fille sera exécutée -une fois retrouvée. Et, une fois n’est pas coutume, Olivia n’a plus sa maman…

Dumbo : Madame Dumbo, sa maman, folle de rage de voir que l’on maltraite son petit, détruit tout sur son passage. John Loyal l’enfermera à double-tour dans une roulotte-prison, ce qui l’empêchera de s’occuper tendrement de son fils, sans compter qu’elle ne pourra plus rien pour le protéger des moqueries et n’aura plus que les yeux pour pleurer.

Rox et Rouky : Le renard Rox est orphelin. Encore une « situation parentale » absente.

Le Roi Lion : Et oui, vous vous y attendiez ! Mufasa décède ni plus ni moins, sous les yeux de son fils. Ce dernier n’apprendra que bien plus tard que c’est son oncle qui l’a assassiné. Oncle qui lui conseillera d’ailleurs de « partir très loin et de ne jamais revenir », pour se faire oublier – et accessoirement, prendre le pouvoir. Mais cela n’empêche que, durant tout ce temps, le lionceau s’est senti terriblement coupable. Et Sarabi, elle, perd non seulement son époux dans des circonstances tragiques, mais son fils également ! Quand je vous dis que les parents s’en prennent plein la tronche, chez Disney !

Némo : On vous le donne en mille : la maman de Némo sera dévorée par un brochet. Voilà, c’est fait. Marin, quand à lui, traumatisé par ce terrible événement, surprotège son fils, quitte à l’obliger à rester toute sa vie dans leur anémone. Il affrontera de nombreuses aventures pour retrouver Némo, finalement « enlevé » par un humain.

Les Aristochats : Duchesse peut être considérée comme « veuve » puisqu’à aucun moment du film animé, nous ne connaîtrons l’identité du « père » de Marie, Berlioz et Toulouse. Ou, si l’on s’attarde sur la réalité reproductrice féline, un matou a pu lui faire sa fête sans lui laisser le choix. Ah, glamour, quand tu nous tiens !

Les 101 Dalmatiens : Pongo et Perdita viennent d’avoir des petits. Leurs 15 chiots sont kidnappés par les sbires de Cruella d’Enfer. Et ils devront se débrouiller par leurs propres moyens canins pour finalement les sauver d’un sort horrible !

Comme on peut le constater dans cet article, les parents connaissent des sorts peu enviables dans le monde de Disney. S’ils ne sont pas mort ou absents pour diverses raisons, ils finissent parent célibataire ou on leur enlève leur progéniture. Pas de quoi donner envie aux adultes de faire partie du casting de la souris aux grandes oreilles !

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Pas sûre que Dumbo soit vraiment d’accord avec ça haha !

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9 réflexions sur “Et si Disney n’aimait pas les parents ?

  1. Article très intéressant, je n’avais jamais pensé à analyser les choses de ce point de vu là, j’y serai plus attentive la prochaine fois. Il y a quand même un truc qui m’a frappé, je me suis rendue compte qu’il y a quand même quelques Disney que je n’ai toujours pas vu Hahaha 😀

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