Un livre : Le double serment du templier

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Lucile Carameaux nous emmène suivre les mésaventures d’Arnaud et Aelis, entre Evigny et Jérusalem. Alors que tout semble se dérouler au mieux pour ces deux êtres qui s’aiment d’un amour puissant, le destin engendrait par le père d’Arnaud les rattrapent de plein fouet et va leur faire vivre les pires tourments, par le biais d’Enguerrang

Vous ne le savez peut-être pas, mais j’adore les romans chevaleresques ; mon auteur de prédilection étant Mireille Calmel. Et lorsqu’il s’agit de chevaliers, de rois, de conquêtes, de templiers, ou dans un tout autre registre similaire, les périodes féodales (Chine, Japon), je dévore les histoires les unes après les autres. Et pour une fois, je ne suis pas à la traîne.

Le double serment du templier est sorti en juin 2016, et je l’ai découvert au Furet du Nord, alors que je cherchais désespérément le tome 2 d’ Aliénor, le Règne des Lions. Abandonnant cette idée, j’ai fait le tour rapide de l’étalage à romans chevaleresques, qui ne dénombrait que 5 ou 6 livres, navrant. Mon regard a accroché le mot templier. J’ai alors lu le résumé : XIIème siècle, croisade et histoire d’amour complexe, c’est parfait pour moi !

La lecture fluide se fait en douceur, car l’auteur rapporte certains faits sans force détails. C’est-à-dire que, contrairement à Aliénor et Compagnie, les descriptions d’épisodes terribles (combats à mort, viols) ne sont pas lourds de détails. Attention, Mireille Calmel a sa patte, puissante et implacable, qui nous tient en haleine du début à la fin, et nous souffrons des visions perçues par notre imagination en ce qui concerne les choses terribles qui peuvent arriver aux héroïnes. Cela reflète parfaitement la condition féminine du Moyen-Âge et l’on peut se rassurer en disant qu’actuellement, les mœurs ont changé et se n’est plus « monnaie courante » (en comparaison de ces deux époques, j’insiste). Mais après avoir enchaîné la trilogie Le Chant des Sorcières, j’avais besoin de retrouver une réalité moins explicite.
Lucile Carameaux est plus soft, même dans sa description des ébats amoureux. Elle survolent ces passages, sans pour autant nous frustrer. Comme un respect de l’intimité évident, ou, dans le cas d’épisodes sombres, l’envie de ne pas s’attarder, les quelques mots décrivant le passage étant bien suffisants pour se mettre à la place de l’héroïne et de ses souffrances.
Par ailleurs, la relation entre Arnaud et Aelis m’a beaucoup émue. Un amour éternel, altéré par des événements puissants, qui laissent des traces difficiles à effacer. La description du ressenti de chacun des personnages, le « je t’aime, moi non plus, mais en fait si » ou « aime-moi mais c’est égoïste d’exiger autant alors qu’on promet d’être patient… ». Cette amour à tâtons, qui évolue avec ses hauts et ses bas, ses incertitudes, ses désirs, ses frustrations, je l’ai trouvé tellement réaliste.

Arrivée à la fin, je constate le « A suivre ». Mince ! Je me disais aussi que, vu le nombre de pages qu’il me restait à lire, la fin risquait d’être abrupte ou loin d’être un Happy End. Avril 2017 verra l’arrivée du tome 2, et je pense fortement investir dans ce dernier. Y aura-t-il « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » ?

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