2 enfants le même jour.

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Ou cette soirée que j’ai titré avec beaucoup d’humour : « Silence et hurlements ».

Quand on vous dit 2 enfants le même jour, vous pensez surement à jumeaux ? Ou jumelles ? Mais pourquoi pas une troisième possibilité ? C’est ce qui vient de m’arriver !

3 semainesle 3, toujours dans ma vie. Il me restait pile 3 semaines avant le terme, le samedi 21 avril. J’avais donc parcouru le plus gros et le plus dur chemin d’une grossesse. On dit qu’arrivée à 37 SA, on peut souffler car le bébé peut naître sans crainte, tout est en place.
Cette grossesse n’ayant pas été des plus agréables – je vous laisse lire mes récapitulatifs mensuels -, avec au 7ème mois un col qui s’ouvrait déjà et de ce fait, une mise au repos forcée, qui s’est quand même soldée par 2 jours d’hospitalisation. Autant dire que chaque journée et chaque semaine en plus était une victoire !
Mais à la proéminence de mon ventre, tout sur le devant depuis le 6ème mois, beaucoup se disait et me souhaitait même d’accoucher dès que la limite « Safe » serait atteinte. Et j’étais bien de leur avis, car marcher était devenu vraiment laborieux. De ce fait, dès la 36ème semaine, j’ai eu des pulsions de gros ménage et j’ai insisté pour aller me promener avec Papa Crapaud. Des sorties qui me font mal physiquement mais du bien au moral après plusieurs semaines sans rien faire qui ne risquerait de déclencher un accouchement prématuré.
J’avais même fini par dire que, vu comment s’était passée cette grossesse, je ne serai pas surprise d’aller à terme malgré tout. Puisqu’elle m’avait bien embêté durant tout ce temps, pourquoi ne le ferait-elle pas jusqu’au bout ?

Je me rends à ma dernière consultation le 20. Vérification du col douloureuse, au point de ne pas savoir retenir un sursaut et un « Aïe » de douleur. Mon gynéco s’excuse et explique que le col (côté bas) est ouvert à deux centimètres et que la tête du bébé pose déjà sur le col, d’où cette sensibilité accrue. Quelques douleurs persistent en sortant mais se calment le soir venu.

Le 21, nous nous rendons chez les parents de Papa Crapaud notamment pour profiter de la présence de sa sœur, remontée juste pour le week-end. Nous prenons l’apéro dehors et je me goinfre d’ailes de poulet légèrement pimentées. Pour retourner à la voiture, ma démarche est, comme à chaque fin de journée, lente et pesante. Peut-être un peu plus que d’habitude d’ailleurs.
Constatant qu’il est plus de 20h30 et que je n’ai aucune envie de faire à manger, je propose à Papa Crapaud de s’arrêter prendre une frite pour être tranquille. Durant le trajet voiture, je ressens 3 contractions à peine plus fortes que celles de d’habitude, en moins de 15 minutes, mais les range néanmoins dans la case fatigue quotidienne. Nous mangeons et durant le repas, je crispe un peu les doigts et demande finalement en rigolant à Papa Crapaud : « J’espère que t’as du carburant (= assez d’énergie) pour ce soir ? – Heu oui mais pourquoi ? – J’ai l’impression que ce n’est pas comme d’habitude ».
Nous mettons Petite Rainette au dodo, et je reste dans le canapé à jouer à ma 3DS. A 21h30, heure à laquelle j’avais perdu les eaux pour ma 1ère grossesse, une forte contraction ressentie jusque dans les reins me fait grimacer. Et je sais que lorsqu’elles se ressentent jusque là et pas uniquement au niveau des abdos, c’est signe de vrai travail. Je prends néanmoins un Spasfon et Papa Crapaud propose de descendre les valises maternité, au cas où. J’accepte plus par précaution. Au bout de 20 minutes, et durant ce labs de temps, je me rends bien compte que le Spasfon est inutile, je souffre vraiment, durant moins de 15 secondes certes, mais cela me cloue sur place toutes les 5 à 7 minutes. Allez, je me lève, me prépare à suivre le protocole pré-accouchement : mettre un Microlax pour purger (on évite ainsi une « cacastrophe » lors des poussées pour faire sortir bébé lol), puis une douche pour être propre pendant que Papa Crapaud prévient Pap’Anoure pour venir garder Petite Rainette. Microlax inutile, l’une des contractions m’aide à me « soulager » avant même de pouvoir le mettre. Tant mieux car gain de temps – ce médicament peut mettre au moins 15 minutes à agir, et quand on souffre, on n’a pas envie d’attendre. Quelques difficultés à me laver avec les contractions suivantes, surtout maintenant que je ne parviens plus à être silencieuse (la salle de bain étant juste en-dessous de la chambre de Petite Rainette, j’ai peur de la réveiller, mais cela ne sera pas le cas).
On se rhabille, Papa Crapaud descend les valises, rapproche la voiture au moment où son père arrive pendant que je hurle ma douleur dans le garage. Les 7 minutes de voiture me paraissent une éternité, je ne fais que crier à chaque contraction. J’encourage même Papa Crapaud à rouler un peu plus vie que la vitesse autorisée (ouh pas bien) sans exagérer non plus. Il propose alors de mettre un peu de musique pour me détendre. Je hurle gentiment que je n’en veux pas, que ce sera silence et hurlements pour moi. Arrivés à la barrière de sécurité, suivant une autre voiture, cette dernière met un temps fou à s’ouvrir, je maudis momentanément le chauffeur d’en face (même s’il n’y peut rien) et la personne censée appuyer sur ce fichu bouton d’ouverture.
Je descends de la voiture, une nouvelle contraction m’empêche de marcher, je m’agrippe tant bien que mal au bras de Papa Crapaud. Le vigile sort son téléphone pour que les sage-femmes descendent rapidement avec un fauteuil roulant. Je m’assois avec difficulté, nous prenons l’ascenseur et nous rendons tout de suite en salle d’examen. Le col est bien ouvert, annoncé à 6 cm juste au moment où Papa Crapaud me rejoint, direction salle de travail sans aucune hésitation. Tant de centimètres en si peu de temps (1h à vue de nez), je comprends désormais pourquoi je douillais autant !
Il est 22h45, je souffre vraiment mais suis bien épaulée par les sage-femmes et les écoute au mieux pour gérer mes contractions. Papa Crapaud m’encourage même à lui broyer le bras si nécessaire lol
« Vous souhaitez la péridurale ? – Oh oui absolument » ai-je répondu vivement, juste au moment où une nouvelle contraction se lançait. Une fois en salle de travail, à force de morfler depuis plus d’une heure, ma patience est à bout et je demande donc si l’anesthésiste arrivera vite car j’ai peur que le col soit finalement trop ouvert pour avoir le temps de profiter de la péridurale. Il arrive quelques instants après, son travail interrompu à deux reprises par l’assaut de contractions. Puis à 23h15, tout est posé et la péridurale fait effet dans les deux minutes qui suivent. Par contre, j’ai l’impression qu’elle fonctionne plus du côté droit que gauche – ce qui sera effectivement le cas. Vérification du col : 8 cm, nous n’avons plus qu’à patienter. D’ailleurs, en constatant l’heure – 23h30 -, Papa Crapaud et moi nous disons : Dans 30 minutes ce sera l’anniversaire de Petite Rainette.
Effectivement, le 22 avril, c’est la date de naissance de mon aînée. Et vu ce que je ressentais, je savais pertinemment que Super Baby, désormais Mini-Crapaud, viendrait après minuit.
A minuit justement, ultime vérification, col à 10 cm donc totalement ouvert. Poche des eaux bombante. « On va laisser la nature percer la poche, nous ne sommes pas pressés, le travail est au top. Si vous sentez que ça coule, bipez-moi ». A 00h20 je sens un petit écoulement : la poche a fissuré, la sage-femme me propose de l’achever pour être tranquille. J’accepte, elle vide le tout dans une bassine et en profite également pour vider ma vessie. « Maintenant, si vous sentez que cela pousse vers le bas, comme pour aller à la selle, vous me bipez sans hésiter ».
Cela ne tarde pas, mais je préfère attendre pour ne pas avoir à pousser comme une malade. Après 3 poussées basses ressenties, je me décide à biper. Parfait, bébé est bien descendu, je peux même toucher sa tête à l’entrée. « Allez, on se positionne, bébé sera sorti d’ici 5 minutes. Vous poussez deux fois à mon avis, et vous l’aurez dans les bras ». La gynécologue obstétricienne est là, on me demande de poser les jambes sur l’étrier : pas de problème pour la gauche ; la droite elle, endormie, ne bouge pas et tombe même sur le côté du lit, Papa Crapaud et moi rigolant en l’attrapant tant bien que mal pour l’installer. « Attrapez vos jambes, on inspire, on bloque et on pousse ». Effectivement, en deux poussées, Mini-Crapaud fut là !
Ce fut un accouchement parfait ! Un souvenir mémorable pour ma seconde et dernière grossesse. Je suis heureuse de pouvoir me dire que oui, j’ai eu un accouchement rapide et efficace, un « accouchement comme il faut ». Certes, j’ai bien douillé lors des contractions pré-péridurale ; mais finalement, cela a tellement bénéficié à l’accouchement que ce n’était pas plus mal.
Notre fils est donc né le 22 Avril, tout comme notre fille 4 ans auparavant ! Ce qui fait bien 2 enfants le même jour !!

 

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3 réflexions sur “2 enfants le même jour.

  1. Pingback: Quoi de beau en Avril 2018 ? | Maman Grenouille, Papa Crapaud

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