Une suite de livres : Lady Pirate

Vous l’aurez compris, Mireille Calmel est l’un de mes auteurs préférés. Toutes ses histoires me plaisent, du moins toutes celles que j’ai lu jusqu’à présent.

Lady Pirate, les valets du roi, raconte l’histoire de Mary Oliver Read de son enfance difficile auprès de sa mère Cécily, faisant tout pour que sa fille connaisse un avenir meilleur. Pour y parvenir, celle-ci décide de la travestir pour qu’elle puisse vivre auprès de sa tante fortunée, et ainsi se sortir d’un destin voué au dénuement le plus total.

Malheureusement, les évènements vont l’obliger à fuir, tout en gardant sa véritable identité secrète, pour pouvoir travailler au service d’Emma de Mortefontaine. Une femme influente et très riche qui va lui faire entrevoir la possibilité de décider de son propre destin. L’homme qu’elle est va l’envoyer directement sur un bateau pirate pour finir sur un champ de bataille, où elle va y rencontrer l’homme qui parviendra à la conquérir – durant un temps du moins. Niklaus Olgersen l’épousera et lui donnera même deux enfants. Mais la terrible Emma reviendra pour tout détruire !

Lady Pirate, La parade des ombres, continue avec Mary et son fils, tous deux grandement affectés par la mort de Niklaus – époux pour l’une, et père pour l’autre, ainsi que de la disparition d’Ann Mary. La vengeance étant le maître mot de l’histoire, Mary confie son fils à des amis pirates pour pouvoir se charger de retrouver Emma de Mortefontaine et lui faire payer ses crimes. Cette dernière va confier Ann Mary à un ancien attorney et son épouse, après leur avoir également gâché la vie. Lady Pirate finira par rencontrer le Marquis de Baletti, un homme énigmatique, qui semblerait être plus riche que riche et même immortel…

Le second tome est bien plus fantastique que le second, la quête du trésor aztèque devenant l’un des fils conducteurs de la vie de Mary. Même si ce dernier sera mis en pause durant une bonne partie du tome, pour se consacrer sur la « purification » de l’âme de Mary, il reviendra ensuite pour lui permettre d’arriver à ses fins, et bien plus encore.

Faits historiques et piraterie, Mary Oliver Read a vraiment existé ! Une femme de caractère, qui évoluera dans un monde d’homme, sans pitié, où la loi du plus fort est maîtresse. La mer et le sang entoureront et nourriront cette pirate plus que n’importe quoi, se battant souvent bien mieux que les hommes. Une femme si unique qu’hommes et femmes ne peuvent être que séduits et envoutés par un tel tempérament.

De sa naissance jusqu’à sa mort, Mary Oliver vivra une aventure extraordinaire, surtout pour une femme qui parviendra au nez et à la barbe de tous, à s’imposer comme une pirate à part entière !

Un livre : Le double serment du templier

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Lucile Carameaux nous emmène suivre les mésaventures d’Arnaud et Aelis, entre Evigny et Jérusalem. Alors que tout semble se dérouler au mieux pour ces deux êtres qui s’aiment d’un amour puissant, le destin engendrait par le père d’Arnaud les rattrapent de plein fouet et va leur faire vivre les pires tourments, par le biais d’Enguerrang

Vous ne le savez peut-être pas, mais j’adore les romans chevaleresques ; mon auteur de prédilection étant Mireille Calmel. Et lorsqu’il s’agit de chevaliers, de rois, de conquêtes, de templiers, ou dans un tout autre registre similaire, les périodes féodales (Chine, Japon), je dévore les histoires les unes après les autres. Et pour une fois, je ne suis pas à la traîne.

Le double serment du templier est sorti en juin 2016, et je l’ai découvert au Furet du Nord, alors que je cherchais désespérément le tome 2 d’ Aliénor, le Règne des Lions. Abandonnant cette idée, j’ai fait le tour rapide de l’étalage à romans chevaleresques, qui ne dénombrait que 5 ou 6 livres, navrant. Mon regard a accroché le mot templier. J’ai alors lu le résumé : XIIème siècle, croisade et histoire d’amour complexe, c’est parfait pour moi !

La lecture fluide se fait en douceur, car l’auteur rapporte certains faits sans force détails. C’est-à-dire que, contrairement à Aliénor et Compagnie, les descriptions d’épisodes terribles (combats à mort, viols) ne sont pas lourds de détails. Attention, Mireille Calmel a sa patte, puissante et implacable, qui nous tient en haleine du début à la fin, et nous souffrons des visions perçues par notre imagination en ce qui concerne les choses terribles qui peuvent arriver aux héroïnes. Cela reflète parfaitement la condition féminine du Moyen-Âge et l’on peut se rassurer en disant qu’actuellement, les mœurs ont changé et se n’est plus « monnaie courante » (en comparaison de ces deux époques, j’insiste). Mais après avoir enchaîné la trilogie Le Chant des Sorcières, j’avais besoin de retrouver une réalité moins explicite.
Lucile Carameaux est plus soft, même dans sa description des ébats amoureux. Elle survolent ces passages, sans pour autant nous frustrer. Comme un respect de l’intimité évident, ou, dans le cas d’épisodes sombres, l’envie de ne pas s’attarder, les quelques mots décrivant le passage étant bien suffisants pour se mettre à la place de l’héroïne et de ses souffrances.
Par ailleurs, la relation entre Arnaud et Aelis m’a beaucoup émue. Un amour éternel, altéré par des événements puissants, qui laissent des traces difficiles à effacer. La description du ressenti de chacun des personnages, le « je t’aime, moi non plus, mais en fait si » ou « aime-moi mais c’est égoïste d’exiger autant alors qu’on promet d’être patient… ». Cette amour à tâtons, qui évolue avec ses hauts et ses bas, ses incertitudes, ses désirs, ses frustrations, je l’ai trouvé tellement réaliste.

Arrivée à la fin, je constate le « A suivre ». Mince ! Je me disais aussi que, vu le nombre de pages qu’il me restait à lire, la fin risquait d’être abrupte ou loin d’être un Happy End. Avril 2017 verra l’arrivée du tome 2, et je pense fortement investir dans ce dernier. Y aura-t-il « Ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants » ?